L'anxiété : le nouveau mal des Z

Collaboration de Natacha Castor, superviseure clinique en travail social

L’anxiété chez les jeunes est un sujet préoccupant. Plus de 20 pour cent des enfants et jeunes Canadiennes et Canadiens souffrent de problèmes de santé mentale ou d’une maladie mentale qui peut être diagnostiquée. On peut dire sans se tromper que le nombre de jeunes qui souffrent de troubles anxieux est en hausse dans les pays industrialisés. Coup d'oeil sur le nouveau mal de la génération Z.

L'école est un allié indispensable à la réussite et au bien-être collectifs. C’est pourquoi une équipe d’expertes et d’experts travaille chaque jour à faire des écoles publiques de l'Ontario, des milieux propices à l’apprentissage et au travail. En dépit de tous leurs efforts en ce sens, il reste qu’il appartient à chaque individu, jeune ou adulte, de développer des mécanismes qui lui permettront de gérer l’anxiété.

1. Quels sont les problèmes les plus courants chez les jeunes?

  • L’anxiété et la dépression sont les maladies mentales les plus courantes observées chez les jeunes d’âge scolaire;
     
  • L’automutilation non-suicidaire, les troubles de l’alimentation, l’alcool et la toxicomanie sont parfois observés;
     
  • Les capacités limitées d’adaptation et le manque de résilience chez un trop grand nombre d’élèves font en sorte qu’il leur est parfois difficile de faire face à certains événements stressants.

2. Quels sont les signes et symptômes d’anxiété?

À l'élémentaire :

  • Problèmes d’assiduité/de séparation;
  • Problèmes sociaux : timidité extrême avec les pairs;
  • Difficulté à parler dans un groupe ou en classe;
  • Refus, évitement.

Au secondaire :

  • Résultats d’examens inférieurs aux capacités, au potentiel de l'élève;
  • Préoccupations sociales et relationnelles : attitude solitaire;
  • Symptômes physiques récurrents sans explication médicale (p. ex. des nausées, maux de ventre, etc.);
  • Panique.
La timidité extrême, l'évitement ou une attitude solitaire sont parmi les signes et symptômes de l'anxiété.

3. Comment interagir avec un jeune anxieux?

  • Apprenez à connaître votre jeune;
  • Prenez ses craintes et ses inquiétudes au sérieux;
  • Rassurez, épaulez;
  • Pensez à l’analogie de l’iceberg et examinez la raison qui se cache derrière le comportement, à défaut de vous fier uniquement aux observations externes;
  • Reconnaissez les préoccupations de votre jeune;
  • Collaborez avec l’école dans la recherche de solutions;
  • Communiquez avec un professionnel de la santé mentale si nécessaire.
Pensez à l’analogie de l’iceberg et examinez la raison qui se cache derrière le comportement, à défaut de vous fier uniquement aux observations externes.

4. Comment gérer sa propre anxiété en tant que parent?

  • Assurez-vous de dormir suffisamment. Le manque de sommeil peut créer du stress sur votre corps et ainsi contribuer à l’anxiété;
  • Ayez une alimentation saine. Les études montrent qu’une alimentation malsaine peut contribuer à l’humeur et à l’anxiété;
  • Faites de l’exercice. Essayez de bouger et faire au moins 30 à 60 minutes d’exercice par jour;
  • Apprenez à méditer et pratiquez la pleine conscience;
  • Apprenez en plus sur les stratégies comportementales et cognitives contre l'anxiété telles que :
    • Identifier les pensées inquiétantes qui vous rendent anxieux;
    • Remplacer ces pensées qui vous inquiètent par des pensées plus utiles;
    • S'exposer progressivement à des situations redoutées.

5. Et si les défis de mon enfant me causent de l’anxiété?

  • Maintenez une communication ouverte avec l’école afin d’identifier les besoins spécifiques de votre enfant;
  • Ne prenez pas de décisions sur le coup de l’émotion;
  • Adoptez une attitude positive visant la recherche de solutions plutôt que la recherche de coupables;
  • Acceptez qu’il faille du temps. L’atteinte de l’équilibre psychologique peut demander du temps et l’adoption de stratégies pouvant exiger des ajustements ou des changements importants;
  • Obtenez de l’aide pour vous-même, au besoin.
Maintenez une communication ouverte avec l’école afin d’identifier les besoins spécifiques de votre enfant. Vous n'êtes pas seuls : tout comme vous, l'école veut le bien de votre enfant.

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