Événements tragiques : faut-il en parler avec les jeunes?

Franchement famille

On aura beau vouloir les protéger, il est malheureusement presque impossible d’épargner nos enfants et faire en sorte qu'ils ne soient jamais exposés aux grandes tragédies qui surviennent dans le monde. Avec l’omniprésence des médias sociaux dans notre quotidien, il est peu probable que les jeunes n’aient pas eu vent de ces événements « dont tout le monde parle ».

Découpures de journaux montrant le mot violence.
Récemment, la fusillade dans un supermarché de Buffalo, la fusillade dans une école élémentaire du Texas, le conflit entre le Russie et l’Ukraine, pour ne nommer que ces événements, ont largement occupé l’espace médiatique et bouleversé même ceux qui sont généralement de nature inébranlable.

Bien sûr, vous pouvez changer le poste de télé à l’heure des nouvelles ou monitorer l’utilisation que font les jeunes d’Internet. Toutefois, les chances demeurent élevées que votre enfant ait entendu, ne serait-ce que des bribes, de ces histoires d’horreur dont on se passerait bien. Alors, que faire? Jouer à l’autruche en se cachant la tête dans le sable ou prendre le taureau par les cornes?  

Sans information ni conversation, les enfants vont élaborer leurs propres explications et trouver leurs propres réponses, qui peuvent parfois être beaucoup plus dramatiques ou perturbantes que la réalité. Le guide Talking with Children About War and Violence, Educators for Social Responsibility, suggère de parler de ces événements, parfois même avec les enfants de 4 et 5 ans (dépendant des événements et de ce qu'ils en savent).

Si les enfants expriment de la peur, rassurez-les. Soyez à l’écoute. Soyez des exemples de paix et d’amour.

Parler, c’est la clé

Initier la conversation autour de sujet aussi sensible que la guerre et la violence n’est pas si facile. C’est le rôle des adultes, toutefois, d’ouvrir le dialogue avec les jeunes afin de leur permettre d’exprimer leurs émotions, leurs préoccupations et de déterminer si elles et ils ont envie d’adopter une posture empathique ou d’agir pour améliorer les choses.

Posez des questions ouvertes :

« Comment te sens-tu par rapport à ce qui se passe dans le monde? » 

« Qu’est-ce que tes amis et toi pensez de ce qui s’est passé? »

 

Si les enfants expriment de la peur, rassurez-les. Soyez à l’écoute. Corrigez les informations erronées. Partagez vos propres sentiments, mais montrez que vous avez le contrôle sur ceux-ci. Soyez des exemples de paix et d’amour. Dites et montrez que la bienveillance et le respect sont des valeurs qui vous tiennent à cœur.

Et à travers tout ça, valorisez la communication. C’est en communiquant qu’on réussit à se comprendre et c’est quand on ne se comprend pas qu’éclatent les conflits. Évitez de tomber dans le piège de la facilité et de profiter des événements tragiques qui semblent inexplicables pour amplifier les généralisations, les suppositions et les stéréotypes. Ce serait contribuer à perpétuer le cycle de la violence et c’est exactement ce qu’il faut éviter.

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