À 21 ans, sa passion pour la politique internationale l’amène à l’ONU!

Propos recueillis par Anaïs Latulippe

Latoya lors de son voyage en Italie.

Quel chemin faut-il prendre pour se rendre à Katowice en Pologne? Latoya Abulu, de Brampton, le sait bien. Son parcours d’élève engagée et de jeune femme persévérante l’a menée, en décembre 2018, à la Conférence de Katowice sur les changements climatiques, organisée par l’Organisation des Nations Unies. Depuis la fin de ses études secondaires, son passeport se remplit au rythme de ses aventures, aux quatre coins de la planète. S’il est vrai que les voyages forment la jeunesse, celle de Latoya laisse entrevoir une vie adulte palpitante. En effet, pour l’élève studieuse qu’elle a été, il n’y a pas de limite au succès. Portrait d’une citoyenne du monde qui n’a pas froid aux yeux.

Latoya à Pompéi en Italie avec une équipe d’archéologie.

Latoya, tu es désormais une adulte bien impliquée dans la société, qu’as-tu fait depuis l’obtention de ton diplôme secondaire?

En quittant l’école secondaire Jeunes sans frontières, en 2015, j’ai opté pour un parcours peu conventionnel. J’ai commencé mes études universitaires en ligne pour pouvoir voyager! Ce sont les organismes internationaux qui ont dicté mes destinations. Je suis allée à Pompéi en Italie, pour travailler avec une équipe d’archéologie. J’ai aussi participé à un programme d'agriculture durable dans la jungle au Nicaragua. J’ai enseigné l'espagnol à New York et enseigné à des enfants réfugiés sur une île en Grèce. J’ai collaboré à un programme de sensibilisation culturelle dans une école élémentaire à Kyoto, au Japon et j’ai aussi fait du bénévolat dans une communauté indigène en Équateur. Tout récemment, j’ai obtenu un stage avec le Centre de documentation, de recherche et d’information des peuples autochtones (DOCIP). Puis, en décembre 2018, j’étais en Pologne pour la 24e conférence climatique COP 24.

Latoya en Pologne pour la 24e conférence climatique COP 24.

Comment t’es-tu retrouvée là-bas?

Grâce à mes expériences internationales et mes différents contacts auprès des organismes internationaux, mais surtout à mon grand intérêt pour la politique internationale et les enjeux environnementaux, j’ai eu l’audace de contacter moi-même les responsables de la conférence! Ils ont accepté de me confier un poste à l’accueil et à l’information des délégués à la Conférence. Comme j’adore les procédés internationaux et les politiques, être à la conférence avec des responsables politiques et des acteurs du milieu environnemental de 191 pays était incroyable! C'est la plus grande conférence politique internationale au monde.

Que fais-tu aujourd’hui ? Quel sera ton prochain défi?

Je continue mes études universitaires et j'apprends le mandarin. Je retourne à New York pour poursuivre mon stage avec DOCIP et je participerai au Forum permanent des droits des peuples indigènes de l'ONU.  Je vais également aller en Nouvelle-Zélande pour une autre conférence.

Tu sembles bien incarner le leitmotiv « Tout est possible »

Pour moi, si on met de l'effort, beaucoup de rigueur et surtout si on y croit vraiment, alors tout est possible!

Latoya à Kyoto, au Japon.

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