Pleins feux sur une secrétaire en or

par Anaïs Latulippe

En cette Journée internationale des professionnelles et des professionnels de l’administration (connue aussi comme la Journée internationale des secrétaires), Franchement famille vous invite à découvrir une secrétaire d’école au cœur d’or.

Johanne Mayer, secrétaire en milieu scolaire depuis 16 ans, est la définition même de l’altruisme : elle fait plaisir à des inconnus en fabriquant des objets réconfortants, et ce, sans rien attendre en retour. C’est d’ailleurs ce qui fait d’une secrétaire une personne d’exception : cette capacité intrinsèque de se mettre au service des autres, souvent dans l’ombre, alors qu’elle mériterait pourtant d’être davantage reconnue.
 

Treizième d’une famille de fermiers, dont les pionniers se sont établis au Québec dans les années 1600, Johanne a grandi dans un environnement familial où le travail manuel était mis en valeur. Elle doit d’ailleurs sa connaissance des techniques de couture et sa créativité à sa mère de 97 ans.

Récemment, elle confectionnait des marionnettes de doigt pour un dentiste en pédiatrie en utilisant la technique du crochet. « Plusieurs centaines de marionnettes plus tard, je m’amuse encore beaucoup et j’occupe ma pause de dîner en sachant que je ferai du bien à de petits bouts de choux qui ont peur du dentiste. », indique-t-elle.

Entre ses pauses au travail et son temps libre, Johanne Mayer est constamment en mode création. Malgré son talent, elle fabrique pour donner et non pour s’enrichir. « Cela ne m’intéresse pas du tout. », affirme-t-elle avec assurance. Motivée par son milieu de travail, elle invite d’ailleurs souvent les élèves de son école à participer à ses créations. C’est donnant-donnant, puisque les élèves lui apportent leur aide, mais elle leur transmet aussi sa passion pour l’artisanat en plus de les sensibiliser au don de soi.

Une conscience environnementale par-dessus le marché

Plusieurs projets entrepris avec les élèves de son école, située dans la communauté de London, dans le Sud-ouest ontarien, ont été mis en place en utilisant du matériel recyclé, comme des restants de laine ou des sacs de croustilles. Ensemble, Johanne et les élèves ont fabriqué des carrés tricotés pour ensuite les envoyer en Afrique du Sud afin qu’ils soient assemblés pour en faire des couvertures qui serviront aux enfants orphelins. « Nous avons aussi confectionné des tapis avec des sacs de lait pour aider les sans-abris. » L’engagement de Johanne Mayer est sincère et basé sur des valeurs humanistes. Que ce soit en confectionnant des poupées que les militaires canadiens redistribuent aux enfants lors de missions à l’étranger, en fabriquant des marionnettes en forme de canard ou des chapeaux pour les nouveau-nés dans les hôpitaux, Johanne ressent une réelle satisfaction d’offrir, à quelqu’un, quelque chose de beau.  « Ma paye, c’est de savoir que j’ai réussi à faire sourire un enfant, une personne dans le besoin. Je n’ai jamais ressenti le besoin de recevoir des mercis directement. Je sais que les projets dans lesquels je m’investis font une différence. », indique-t-elle. En plus de faire du bien aux autres, Johanne Mayer voit aussi cet engagement comme une sorte de thérapie libératrice pour elle-même.

« Créer quelque chose apaise mon anxiété. Ça me tient occupée et me permet de me changer les idées. C’est peut-être aussi un peu de TDA bien contrôlé! », conclut-elle en riant.

Crédit photo: https://www.hpicanada.ca/fr/les-poupees-izzy/

Voir plus

Partager