Un été à explorer les parcs nationaux de l'Ontario

par Steve Lapierre

Viendra le jour où nous voudrons toutes et tous sortir de nos cabanes et célébrer la beauté de la nature en profitant du grand air. Quand ce jour arrivera, cependant, plusieurs personnes voudront éviter les avions et les navires pour un certain temps… juste au cas où.

Alors que les beaux jours arrivent, il est définitivement permis de rêver aux vacances. Avez-vous déjà pensé à visiter l’un des 5 parcs nationaux du Canada situés en Ontario?

Parc national des îles-du-Saint-Laurent

Le Parc national des îles-du-Saint-Laurent, établit en 1904.

Il y a des milliers d'années, des glaciers en retraite ont retiré les sédiments du paysage près de l'actuelle ville de Kingston, laissant derrière eux une chaîne de granit de plus de mille collines. Aujourd’hui, ces collines constituent les 1000 îles – un collier sinueux de joyaux scintillants. Des marais murmurants, des affleurements rocheux accidentés et une riche diversité végétale et animale caractérisent les 24 îles, 129 îlots et 8 étendues continentales qui composent le parc national des Îles-du-Saint-Laurent. À la fin des années 1600, les explorateurs, les commerçants de fourrures et les missionnaires comptaient sur ces îles, qui ont également joué un rôle dans le sillage de la révolution américaine, comme en témoigne la quantité de patrimoine créé par l'homme un peu partout dans le parc.

Si vous ne vous arrêtez que pour quelques heures, surtout si vous avez des enfants, le centre de visiteurs de Mallorytown Landing combine le jeu avec l'histoire du parc, un court sentier de randonnée vous permet de vous dégourdir les jambes tout en profitant des habitats boisés et des zones humides le long du rivage. Pour une aventure d'une journée, le vaste réseau de sentiers de Jones Creek se compose de 16 km de vues magnifiques. Ceux qui souhaitent passer la nuit sur les îles, peuvent le faire dans l’un des 68 terrains de camping. Songez aussi à louer un kayak à Gananoque et à pagayer le long de l'une des douzaines de routes à travers le parc.

Les services sont offerts de mai à la mi-octobre. Même si le centre des visiteurs ferme au début octobre, le parc est ouvert toute l'année et les îles sont notamment populaires pour les pique-niques de l’Action de Grâce.

Note importante : les tiques à pattes noires sont abondantes dans le parc. Restez sur les sentiers, habillez-vous en conséquence et effectuez des vérifications régulières contre les morsures de tiques.

Comment s’y rendre :
De Kingston, prenez l'autoroute 401 Est en direction de Cornwall sur 62 km, puis prenez la sortie 675 et tournez à droite sur Mallorytown Road qui vous mènera au centre touristique Mallorytown Landing.

Parc national des îles-de-la-Baie-Georgienne

Le Parc national des îles-de-la-Baie-Georgienne établit en 1929.

Beausoleil est la plus grande île du parc qui comprend des quais, 130 campings et 8 cabanes rustiques. Le parc possède également un réseau de 11 sentiers bien balisés et bien entretenus, parfaits pour la marche, accessibles en fauteuil roulant, ainsi que des zones plus difficiles d’accès à travers les rochers précambriens du bouclier canadien. Les Autochtones ont utilisé l'île comme base de chasse et de commerce pour la première fois il y a 7 000 ans.

Pendant l'été, le Parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne est le repère de dizaines de bateaux à moteur qui profitent de l’endroit. Ainsi, même les pagayeurs les plus expérimentés devraient attendre jusqu'à la fin du mois d'août, lorsque le nombre de visiteurs diminue et que la navigation de plaisance ralentit, pour s’aventurer en canot, en kayak ou pour la baignade.

Pendant l'automne, l'eau et les sites de camping sont calmes et les sentiers moins fréquentés. La fin septembre et le début octobre sont les meilleurs moments pour voir le magnifique feuillage d'automne pour lequel le sud-ouest de l'Ontario est si réputé.

Si vous avez une journée complète, explorez la diversité du parc! Bien que petites, les îles de la baie Georgienne abritent plus de 600 espèces végétales et animales différentes.

Faites une randonnée à vélo ou marchez le long de la promenade Huron pour témoigner des différences dramatiques entre les régions Nord et Sud de la province.

Comment s’y rendre :
De Toronto, 166 km au sud du parc, empruntez la route 400 Nord, prenez la sortie 156 et suivez les panneaux pour Honey Harbour Road/Regional Road 5.

Parc national de la Péninsule-Bruce

Le Parc national de la Péninsule-Bruce établit depuis 1987.

La péninsule-Bruce est un territoire de 100 km qui clive les vagues entre le lac Huron et la baie Georgienne. Les températures de l'eau ici sont fraîches; mais les rives rappellent davantage les lagunes que les lacs. Un décor magnifique! En fait, la face sablo-calcaire de l'escarpement du Niagara – le bord fossilisé d'une mer d'eau salée vieille de 430 millions d'années, s'élève à 40 mètres au-dessus des eaux turquoise de la baie.

Si vous aimez les paysages et la solitude, visitez le parc pendant les saisons intermédiaires. Au printemps, les fleurs sauvages tapissent le sol et le ciel se remplit d'oiseaux migrateurs. L'automne offre de superbes couleurs et est un temps de randonnée idéal. Si vous envisagez une expérience nautique, attendez-vous toutefois à devoir braver les foules. Car même si la température de l'eau reste basse, soit aux alentours de 22 degrés Celsius au cœur de l’été, le parc national de la péninsule de Bruce est un endroit très fréquenté.

Comment s’y rendre :
Le parc est situé à 100 km d'Owen Sound. Prenez l’autoroute 6 Nord, en passant par Shallow Lake et Wiarton. L’autoroute s’arrête aux extrémités de la route de la péninsule de Bruce. Juste avant Tobermory, tournez à droite sur le chemin Cyprus Lake, qui serpente à travers les bois sur 5 km, avant d'atteindre le camping Cyprus.

Parc national de la Pointe-Pelée

Le Parc national de la Pointe-Pelée établit depuis 1918.

Pointe-Pelée est l'un des plus petits parcs nationaux du Canada, mais il y a beaucoup à voir. Si vous n'avez qu'un après-midi, louez un vélo et parcourez le sentier Centennial, faisant 4 kilomètres. Prenez la navette jusqu'à la pointe et tenez-vous au point le plus au sud du Canada. De plus, le parc est le point d'arrêt de plus de 386 espèces d'oiseaux migrateurs. Tout un spectacle ! Parfois, la quantité phénoménale de plumes d’oiseaux en suspension laisse croire à une bataille d’oreillers.

La mi-mai propose une incroyable valse alors que les oiseaux se déplacent dans le parc, que les couleurs de l’été s’installent et que la nature fait entendre sa plus belle musique. Notez que la popularité du parc signifie que le stationnement se remplit souvent avant 7 heures du matin, même en semaine.  La mi-septembre est le moment idéal pour assister à l’exode des monarques, ces magnifiques papillons qui se perchent dans les arbres aux feuilles d’ortie, en attendant les vents qui les aideront dans leur voyage vers le Mexique.

Comment s’y rendre :
De Windsor, à 60 km au nord-ouest du parc, prenez le chemin Walker jusqu'à la route 3 ouest. Une droite sur la route de comté 31, puis une gauche sur la route de comté 20, mènent à la route de comté 33, où vous tournerez à droite et continuerez jusqu'à l’entrée du parc.

Parc national Pukaskwa

Le Parc national Pukaskwa établit depuis 1983.

Le simple fait d’arriver dans le Parc national Pukaskwa est une expérience extraordinaire. Que vous arriviez de l'est ou de l'ouest, il y a près d’une centaine de points le long du trajet au nord du lac Supérieur, où des falaises vieilles d'un milliard d'années surplombent le bord de la route. Des bancs d'épinettes noires et de pins émergent des fossés. Vous pouvez admirer un paysage majestueux et découvrir le plus grand plan d'eau douce au monde qui s’ouvre devant vos yeux. Ce parc, un joyau, est l'une des dernières étendues de la forêt boréale de l'Ontario qui n’a pas été touchée par l’humain.

Le moment le plus populaire pour visiter le parc est de juin à septembre, lorsque les jours sont longs, que les températures diurnes dépassent généralement 20 degrés Celsius et que la plupart des programmes sont opérationnels. Profitez de votre séjour pour visiter un camp Anishinabe avec un interprète des Premières Nations. Misez sur le sentier de randonnée côtier, mais n'oubliez pas qu'aucun vélo n'est autorisé. Rappelez-vous aussi que le parc est sujet aux changements météorologiques rapides, il est donc important de prendre des précautions contre la déshydratation, l'hypothermie et l’effort excessif.

Comment s’y rendre :
Roulez vers l'est, le long de la route 17 à partir de Thunder Bay ou à l'ouest à partir de Sault Sainte Marie, jusqu'à la route 627. La route vous mènera à travers la communauté de Heron Bay et de la Première Nation de Pic River, à environ 20 km de l'entrée publique de l’extrême Nord du parc.

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