« Rien n’est trop difficile pour la jeunesse » - Socrate

par Anaïs Latulippe

Des milliers de jeunes Franco-Ontariennes et Franco-Ontariens s’apprêtent à recevoir leur diplôme d’études secondaires, et ce, très différemment de leurs confrères et consœurs des années passées. Plusieurs conseils scolaires maintiennent leurs collations de grades virtuellement afin de préserver ce rite de passage à la vie adulte. Une chose est sûre, nous aurons un souvenir particulier pour ces finissantes et finissants qui recevront leur diplôme de la maison.

Comme plusieurs autres jeunes, Karelle Sikapi, finissante de l’École Ronald-Marion à Pickering, est passée par une panoplie d’émotions à la suite de la fermeture physique de son école. Malgré l’angoisse et la confusion, Karelle nous témoigne la manière dont elle a vécu cette période d’incertitude en se tournant vers ses passions et la technologie, prouvant qu’en effet, comme le disait Socrate, « rien n’est trop difficile pour la jeunesse ».

Un quotidien bien différent, mais #ÇaVaBienAller

« Depuis le début du confinement, j’ai eu à m’organiser et m’adapter quant à mes travaux d’école. Parce que je n’étais plus entourée de mes enseignants ou à proximité de la bibliothèque de mon école, c’était alors plus facile pour moi de procrastiner. Je me suis vite prise en main et je me suis créé un horaire bien établi pour m’aider.

L’absence de sorties m’a en revanche beaucoup aidée à me concentrer! Mais c’est aussi ce qui me manque le plus. Ne plus être en contact avec mes amis est difficile, ils me manquent beaucoup et je me rends compte que je tenais nos interactions pour acquises.

En dépit de cela, je garde la tête haute et regarde vers l’avenir. Plusieurs universités ont créé des groupes sur les médias sociaux pour que les jeunes qui comptent y étudier puissent échanger. Ainsi, j’ai rencontré plusieurs personnes qui partagent les mêmes inquiétudes que moi, ensemble nous essayons de rester optimistes.

Même si mes journées se ressemblent, je tente de me divertir en reprenant plusieurs passe-temps que j’avais mis de côté lorsque j’étais trop occupée par l’école ou par mes activités communautaires. Je me suis remise notamment à faire du crochet, à jouer de la guitare, à cuisiner des recettes végétariennes et à faire de la peinture! »

 

"Ne plus être en contact avec mes amis est difficile, ils me manquent beaucoup et je me rends compte que je tenais nos interactions pour acquises." Karelle Sikapi

Des plans incertains

« Nos collations de grades arrivent à grands pas, alors je m’inquiète beaucoup quant à la remise de bourses d’études et de prix que les élèves ont l’habitude de recevoir lors de ces cérémonies. Même si nous ne pourrons pas nous rassembler physiquement, j’espère que les élèves qui ont beaucoup travaillé pour celles-ci auront la chance de les recevoir.

L'année prochaine, j'ai l'intention de fréquenter l'Université Carleton pour étudier la criminologie avec une concentration en droit. Je me préparais à un nouveau départ alors que je prévoyais de déménager à Ottawa pour la rentrée… Cependant, il est déjà indiqué que les cours se donneront en ligne au moins pour le premier semestre. En attendant de pouvoir y être, j’espère rester concentrée et continuer à bien étudier de la maison. »  

À la table du Conseil

« Mon rôle en tant qu’élève conseillère au Conseil scolaire Viamonde a subi un très grand changement depuis le début du confinement. Plusieurs rassemblements prévus auxquels je devais participer, tel que les inaugurations d’écoles, ont été annulés. En revanche, le Conseil continue de se réunir virtuellement tous les mois.
Quant aux élèves que je représente, ils se tournent davantage vers moi pour tenter d’obtenir plus de réponses quant à leur situation personnelle, je tente alors de les diriger vers des sources fiables et adéquates. »  

Voir plus

Partager