Anaïs Delhomelle, une jeune femme à l’image d’une jeunesse pleine d’espoir

par Anaïs Latulippe

Anaïs Delhomelle, ancienne élève du Collège français à Toronto, tire depuis le début du confinement le meilleur de sa situation. « Je profite du confinement pour faire des projets et des activités que j’avais en tête depuis longtemps, mais que je n’ai jamais eu le temps de faire. » indique-t-elle. Positive et créative, Anaïs se dit qu’il vaut mieux miser sur ce qui lui fait plaisir pour passer à travers cette période. 

Désormais étudiante à l’Université de Toronto, Anaïs garde contact avec ses amis via les réseaux sociaux et grâce à la technologie. « En revanche, aller au restaurant ou au cinéma avec eux me manque terriblement! Quand je croise des amis dans la rue, mon premier instinct est de vouloir leur faire la bise ou une accolade, mais dans les circonstances actuelles, je me remets vite à l’ordre! Un coucou de la main devra suffire. » se dit-elle.

Anaïs s’inquiète pour sa génération et la société en général. « Tout se fait virtuellement, et j’ai peur que les gens deviennent encore plus accros à la technologie. Que lorsque nous aurons un certain retour à la normale, que les gens ne sachent finalement plus interagir entre eux et que les relations humaines deviennent superficielles. » indique celle qui, malgré tout, tente de voir le bon côté des choses. « L’élan de solidarité auquel nous assistons depuis le début de la pandémie me redonne un certain espoir. Les gens de mon quartier sonnent les cloches tous les soirs à 19h30 pour les membres des services essentiels et le personnel médical des hôpitaux. De plus, les gens prennent le temps de supporter davantage les petits magasins, cafés et supermarchés locaux. Je trouve ça vraiment remarquable et me donne espoir pour l’avenir. »

« Mes cours se sont rapidement donnés en ligne » Anaïs Delhomelle.

Comment le confinement a-t-il eu un impact sur tes cours et ton quotidien?

« Dès le début du confinement, mes cours se sont rapidement donnés en ligne tout comme nos examens finaux qui se sont terminés début avril. En septembre, je vais poursuivre en sciences politiques, en anthropologie et en théâtre, mais les universités annoncent déjà une continuité des cours virtuels.

Aujourd’hui, pour m’occuper, je donne des cours de français par Skype, je travaille dans un café la fin de semaine et je fais du gardiennage pour aider les parents qui travaillent durant la journée. Je fais attention de bien me laver les mains fréquemment, mettre des gants et porter un masque.

Pendant mon temps libre, j’en profite pour faire des balades en vélo, du jogging ou du bricolage. Je suis une personne très sociable et j’aime énormément être en compagnie d’autres personnes. Par mesure de précaution, je ne vois plus vraiment mes amis de Toronto. Les autres sont des étudiants internationaux qui ont dû rentrer dans leur pays. »

Décris-nous les changements que tu vis. Tes plans ont-ils été chamboulés?

« J’aime ma famille et je pense que le confinement m'a permis de créer des liens plus forts qu’avant avec eux. Surtout avec mes deux petites sœurs avec qui je prends le temps de jouer! Ce que je trouve le plus dur est d’entretenir des amitiés via des appels vidéo. Je préférerais vraiment aller au restaurant, me promener et aller voir des films avec mes amis. C’est ainsi que, selon moi, on peut réellement partager et créer des moments d’amitié. 

Mes plans ont plus ou moins été chamboulés, car cet été j’envisageais de travailler à temps plein quelque part. Mais étant donné qu’il est difficile de trouver un emploi en ce moment, j’ai trouvé plus sage de conserver ma position à temps partiel dans un café. »

Quel serait le scénario idéal pour ton futur?

« Idéalement, j’aimerais pouvoir me rendre physiquement sur le campus pour suivre mes cours. Je souhaite également que d’ici la fin de l’année 2020, le virus lié à la COVID-19 ne devienne plus qu’un mauvais souvenir! Je suis une personne qui a besoin de ce contact humain, d’avoir des conversations face à face, alors j’ai hâte que nous puissions finalement sortir sans retenue!

En plus, je souhaite que cet événement mondial nous unisse tous d’une manière ou d’une autre. »

« Je suis une personne qui a besoin de ce contact humain, d’avoir des conversations face à face, alors j’ai hâte que nous puissions finalement sortir sans retenue! » Anaïs Delhomelle

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