Maya Huynh : Rencontre avec une élève passionnée d’histoire, lauréate du Prix du pèlerinage de Vimy

Par Edvirge Predestin

Élève à l’école secondaire Toronto-Ouest, Maya Huynh fait partie des 20 lauréats 2021 du Prix du pèlerinage de Vimy qui « vise à récompenser les gestes des jeunes qui font preuve d’une implication bénévole hors du commun, et dont l’impact positif est ressenti à travers leur école, leur communauté ou dans l’ensemble de la société. »

 

À Ottawa depuis le 8 novembre, la jeune étudiante participe, en compagnie des 19 autres lauréats, au programme éducatif de la Fondation Vimy qui porte sur « l’étude des contributions exceptionnelles déployées par le Canada lors de la Première Guerre mondiale ». D’une durée d’une semaine, le programme comporte plusieurs activités, notamment la visite de musées et de sites, ainsi que l’observation des célébrations du Jour du Souvenir, le 11 novembre. Nous avons parlé avec Maya pour en en savoir plus sur son parcours de lauréate.

 

Comment as-tu entendu parler du Prix du pèlerinage de Vimy? Qu’est-ce qui t’a incitée à y participer?

C’est ma prof d’histoire de 10e année qui en a parlé en classe et m’a encouragée à y participer. Ce qui est particulier est qu’au départ, je n’étais pas une personne très intéressée par l’histoire en général. Cependant, mon cours de 10e année a totalement changé ma perception de cette matière que je trouve aujourd’hui fascinante.

Pour soumettre ma candidature, je devais faire état de mon engagement communautaire. Ayant à mon actif plus de 100 heures de travail bénévole, j’ai parlé de mon implication au sein du divers comités scolaires (Perspectives autochtones, Environnement) et du conseil étudiant.

 

Quelle a été ta réaction et celle des gens de ton entourage à l’annonce de ta place parmi les lauréats ?

Lorsque j’ai reçu la nouvelle en avril dernier, je suis restée bouche bée. J’ai lu et relu le courriel à plusieurs reprises, parce que je n’y croyais pas. J’ai annoncé la nouvelle à mes parents et mes amis et tout le monde était très fier. Ma prof d’histoire et la direction de mon école également étaient ravies, car je suis la première élève à poser ma candidature à ce prix et à être sélectionnée parmi les lauréats.

 

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté?

Être lauréate du prix du pèlerinage de Vimy m’a permis de faire connaissance avec des jeunes de partout au Canada. D’avril à novembre, tous les lauréats se rencontraient en ligne un fois par semaine pour réaliser des projets en groupe. Nous avions également à rédiger une biographie sur une infirmière ou un soldat canadien de la Première Guerre mondiale et une réflexion sur l’impact de cette personne de notre point de vue. J’ai eu l’opportunité de tisser des liens avec des gens provenant de diverses communautés au Canada, d’initier des conversations stimulantes et d’entendre de multiples opinions et perspectives.

À tous les jeunes qui souhaiteraient participer à ce type de concours, mas qui n’osent pas, je leur dirais d’essayer, parce qu’on ne sait jamais. Si tu ne poses pas ta candidature, tu ne cours même pas la chance de pouvoir devenir lauréat ou lauréate.  Si tu n’essayes pas, c’est sûr que ça n’arrivera pas. Mais ça vaut la peine, car ça apporte des résultats positifs.

 

Quelle est la chose que tu as apprise à propos de la Première Guerre mondiale et qui, à ton avis, a toujours de l’impact en 2021?

Lorsque je devais rédiger le texte biographique, j’ai choisi de le faire sur une personne d’un groupe minoritaire. Mon choix s’est arrêté sur une personne autochtone, car j’ai découvert qu’il y a eu plusieurs personnes autochtones qui ont contribué aux efforts de la Première Guerre mondiale. Je remarque que lorsqu’on parle d’histoire, on parle peu des contributions des groupes minoritaires aux événements mondiaux. Et pourtant, il y en a. Je pense que l’on doit en parler plus. Ça doit commencer quelque part et c’est ce que j’ai voulu faire à mon niveau.

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